lundi 26 décembre 2011

6/5

"On peut juger de la beauté d'un livre, à la vigueur des coups de poing qu'il vous a donnés et à la longueur de temps qu'on met ensuite à en revenir.
Flaubert

C'est en lisant Méto 1 que m'est revenue cette citation de Flaubert. Je n'ai pas lu Méto 1, je l'ai vécu et je ne m'en suis pas encore relevé - j'en rêve encore la nuit. Ce choc a été si fort que d'autres me sont revenus en mémoire. D'autres oeuvres qui m'ont bouleversé, non par leur qualité, mais parce qu'elles ont réveillé en moi des angoisses et des rêves enfouis, mais brûlants. Des oeuvres qui sont devenues des parties de moi-même parce qu'elles me racontent et auxquelles je ne puis réagir que par "c'est vrai" plutôt que par "c'est beau". À celles-là j'attribue un 6/5. 
Voici celles dont je me souviens, en vrac:

- Stand by me - REINER, BOB - 1986 [film] 
- Johnny Belle Gueule - TULLY, JOHN - 1983 [roman]
- L'arbre généreux - SILVERSTEIN, SHEL - 1982 [album]  
- Amer béton - ARIAS, MICHAEL - 2006 [film]
- Méto 1 - GREVET, YVES - 2008 [roman]
- Le grand bleu - BESSON, LUC - 1988 [film] 
- Journal - RENARD, JULES - 1887-1910 [essai]

1 commentaire:

Caruso a dit…

Magistrale analyse. Et je ne connais aucune des oeuvres, sauf le grand bleu. c'est rageant.