Sujet: autoportrait (Quentin)
samedi 1 février 2014
dimanche 26 janvier 2014
Requiem for a dream - ARONOFSKY, DARREN - 2000
Avis: montage dynamique, interprétation solide, réalisation efficace. C'est le scénario qui est raté: une fois la descente aux enfers commencée, l'histoire reste sur ses rails: il n'y a aucune surprise, on suit les personnages s'enfoncer étape par étape jusqu'à l'horreur. Quel est le but du réalisateur quand il nous montre ce qu'on a déjà deviné? Belle mécanique sans imagination.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 664
Mat'i Syn (Mère et fils) - SOKUROV, ALEKSANDR - 1997
Avis: réussite esthétique: les images sont construites comme des tableaux; lumières, composition, couleurs, le doute s'installe même parfois: est-ce une image filmée ou peinte? Le scénario n'existe pas vraiment, le réalisateur veut simplement faire partager ce moment unique et tragique entre deux êtres humains. Mais à moins d'avoir vécu cette situation, il est difficile d'être sensible à cette douleur intérieure si peu exprimée. Autant les images des paysages sont exceptionnelles autant celles des corps sont quelconques.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 751
mercredi 22 janvier 2014
dimanche 19 janvier 2014
La nuit du carrefour - RENOIR, JEAN - 1932
Avis: mauvaise qualité technique: certains dialogues sont inaudibles, certaines images floues. L'enquête est lente et implicite, comme un prétexte à peindre des personnages d'une époque et à dénoncer l'hypocrisie des braves gens. Le film alterne donc entre portraits vivants et descriptions pesantes. Les scènes d'action sont peu convaincantes, le jeu théâtral.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 778
dimanche 5 janvier 2014
The Crowd (la foule) - VIDOR, KING - 1928
Avis: une histoire très simple, filmée avec beaucoup de créativité, Vidor utilise quelques effets spéciaux pertinents. La mise en scène sert une interprétation très touchante. L'histoire oscille constamment entre espoirs et déceptions sans jamais faire de sensationnalisme et montre la valeur de la solidarité sans tomber dans le pathos. Un grand film humaniste.
Note: 5/5
Classement: TSPDT (2013): 231
samedi 4 janvier 2014
Ace in the hole (le gouffre aux chimères) - WILDER, BILLY - 1951
Sujet: un journaliste arriviste fait durer le sauvetage d'un accidenté pour en tirer le plus de profit possible.
Avis: sujet traité de façon manichéenne (deux clans, deux presses, les francs et les menteurs, les purs et les corrompus) à la limite de la moralisation bien-pensante. Mais la réalisation et l'interprétation sont excellentes. Même si on n'est pas dupe du message, on ne peut qu'apprécier la construction des plans de Wilder, son noir et blanc magnifique, et un Kirk Douglas effrayant. Un exercice de cynisme réussi.
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 856
India: Matri Bhumi (Inde: terre mère) - ROSSELLINI, ROBERTO - 1959
Avis: après 10 minutes insupportables d'un commentaire idyllique chargé en listes et en superlatifs sur des vues panoramiques, on plonge avec un commentaire plus sobre dans la vie quotidienne de plusieurs Indiens qui se succèdent. Mais ce n'est guère plus réjouissant: les reconstitutions sont grossières et peu judicieuses. Seul le passage sur les maîtres d'éléphants parait naturel et soulève de l'intérêt. La photographie aux couleurs délavées et aux nombreuses impuretés est sidérante de médiocrité.
Note: 2/5
Classement: TSPDT (2013): 782
jeudi 2 janvier 2014
Zodiac - FINCHER, DAVID - 2007
Avis: le sujet est intéressant, mais Fincher le traite sans angle. Certes certains passages produisent leur effet individuel. Mais l'ensemble du film déroule une suite d'événements inégaux dont les personnages ne sont que des marionnettes: le tueur n'a pas plus de consistance que le héros lui même aussi fade que les policiers. Pourquoi pas faire un film dont les personnages ne seraient que des accessoires, mais alors il faudrait que l'intrigue soit l'élément principal du film; or elle est traitée superficiellement, comme si elle n'était qu'un prétexte. Quelle est dont l'intention de Fincher, c'est le vrai mystère du film.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 784
mercredi 1 janvier 2014
Yol - GOREN, SERIF & GUNEY, YILMAZ - 1981
Sujet: 5 prisonniers turcs partent en permission alors que le pays vient de tomber sous le contrôle des militaires.
Avis: double réquisitoire en forme de documentaire contre le régime militaire et contre les moeurs barbares de la société turque. Malheureusement le réalisateur reste au premier degré de ce qu'il dénonce, le scénario primaire n'est même pas caché par l'esthétique poétique à laquelle il prétend. Les éclairages sont ratés, les cadrages aléatoires, les personnages sans âme. Le peu de musique présent est navrant de mauvais goût. Film sordide et laborieux dont le seul intérêt réside dans l'authenticité probable des informations qu'il délivre sur un pays à un moment donné de son histoire.
Note: 2/5
Classement: TSDPT (2013): 617
Osef: palme d'or à Cannes en 1982, attribuée par un jury de cinéastes propres sur eux outrés de voir un de leurs congénaires travailler dans de telles conditions.
Osef: palme d'or à Cannes en 1982, attribuée par un jury de cinéastes propres sur eux outrés de voir un de leurs congénaires travailler dans de telles conditions.
mardi 31 décembre 2013
LUCRECIA MARTEL - 2001- La Ciénaga
Avis: tout est laid: les personnages, les décors, les costumes, l'image, les dialogues. Et pourtant, le réalisateur réussit à filmer tout ça sans écoeurer; bien au contraire, l'empathie augmente peu à peu, et vers la fin du film, on aimerait presque y entrer. C'est dire le talent du réalisateur, qui a trouvé le chemin entre vulgarité et la pitié, un chemin neutre, juste pour témoigner d'une décomposition, sans la juger. Martel parvient même à donner de la profondeur au film - qui du coup dépasse le niveau du documentaire - en lui donnant une dimension tragico-mystique.
Note: 5/5
dimanche 29 décembre 2013
Zabriskie Point - ANTONIONI, MICHELANGELO - 1970
Sujet: le désarroi de deux jeunes étudiants révoltés par la société américaine à l'époque de la guerre du Vietnam.
Avis: image au niveau de la perfection : couleurs, plan, lumières, Antonioni sublime la réalité, il produit des images littéralement plus vraies que nature. Quant au sujet, si Antonioni a visiblement perçu le malaise de la jeunesse, il ne parvient pas à en faire une histoire originale, hormis le passage onirique dans le désert; on reste dans la caricature du jeune idéaliste et radical.
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 793
The Cameraman (l'opérateur) - KEATON, BUSTER & SEDGWICK, EDWARD - 1928
Avis: très peu de gags sont drôles; malheureusement, le scénario n'est qu'un prétexte pour eux. Ne reste qu'un témoignage sur la vie urbaine de l'époque.
Note: 2/5
Classement: TSPDT (2013): 400
samedi 28 décembre 2013
Wavelength - SNOW, MICHAEL - 1967
Avis: film expérimental. La sensation du lent rapprochement est intéressante et échappe à la monotonie par les quelques effets de couleurs et de lumière. Mais cela reste un exercice limité qui produit une simple expérience visuelle.
Note: 2/5
Classement: TSPDT (2013): 206
Clannad - ISHIHARA, TATSUYA - 2007
Avis: le scénario, quoique riche par ses multiples branches parallèles, manque de profondeur. Les enjeux sont faibles, les accomplissements légers. Cependant les multiples personnages sont sympathiques et le scénario fait preuve d'imagination en rebondissant souvent et avec humour. Agréable sans être transcendant.
Note: 3/5
Classement: Anime News Network: 8.5/10
My Anime List: 8.5/10
My Anime List: 8.5/10
Lust for life (la vie passionnée de Vincent Van Gogh) - MINNELLI, VINCENTE - 1957
Avis: certes académique dans sa réalisation et frustrant par son impossible exhaustivité, le film a le mérite de replacer un artiste dans son contexte historique. On suit l'artiste dans ses pérégrinations géographiques, ce qui permet de comprendre l'origine des tableaux. Forcément on le suit moins dans ses tourments psychologiques dont on ne peut que constater les effets sur son oeuvre. Kirk Douglas est parfait, les reconstitutions de l'époque impeccables. Autant de valeur qu'un bon documentaire.
Note: 4/5
Classement: -
vendredi 27 décembre 2013
Hong gao liang (le sorgho rouge) - ZHANG, YIMOU - 1987
Avis: difficile de suivre le réalisateur dans son intention: veut-il nous faire le portrait d'une femme? celui d'une époque? est-ce une saga? Cette histoire collective reste dans la description, les personnages principaux ne manifestent pas d'émotions. Et pourtant le réalisateur est présent parce qu'il joue avec les couleurs et peint des tableaux magnifiques. D'où l'hypothèse que le scénario n'est pour lui qu'un prétexte pour développer une esthétique. En cela le film est réussi.
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 835
lundi 23 décembre 2013
The Ladykillers (tueurs de dames) - MACKENDRICK, ALEXANDER - 1955
Sujet: cinq braqueurs tentent de se débarrasser d'une vieille qui les empêche de partir avec leur butin.
Avis: l'idée et les situations sont drôles, mais le film manque de rythme à cause d'une réalisation plate et de dialogues pauvres. Soit il fallait jouer sur les gags visuels, soit écrire des dialogues délirants. On a ni l'un, ni l'autre, qu'une frustration énervante, d'autant que les acteurs avaient tout pour crever l'écran.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 865
dimanche 22 décembre 2013
Superbad (supergrave) - MOTTOLA, GREG - 2007
Avis: comédie lourde mais qui ne manque pas d'imagination. Les personnages sont sympathiques, ils ne se prennent pas au sérieux. Le scénario manque de rythme, les passages à vide sont trop nombreux et les personnalités sont inégales.
Note: 3/5
Classement: -
dimanche 15 décembre 2013
U samogo sinyego morya (au delà de la mer bleue) - BARNET, BORIS - 1936
Avis: certaines images sont splendides, surtout celles de la mer, dans un noir et blanc magnifique. Le scénario n'a rien d'extraordinaire, la réalisation expérimentale donne parfois des plans grotesques. L'ambiance kolkhoze est réaliste, on a droit au communisme par le bas. La vraie limite est dans le surjeu des acteurs, vite lourdingue. Quoique ce soit peut-être dans la nature russe d'en faire des tonnes.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 515
lundi 9 décembre 2013
Les plages d'Agnes - VARDA, AGNES - 2008
Avis: J'aime bien le côté promenade, elle nous
raconte avec des images. Elle fait installer des miroirs sur la plage, elle
fait construire une baleine échouée grandeur nature pour mettre son lit dedans,
elle fait monter une structure de cirque pour filmer des trapézistes devant la
mer, elle fait déverser des tonnes de sable dans une rue pour y mettre les
bureaux de sa boîte de production... Elle peut pas tout faire, elle a 80 ans.
C'est un peu long. On voit Demy qui est de plus en plus beau en vieillissant.
80 lecteurs de Télérama lui apportent une surprise pour son anniversaire: 80
balais. C'est affreux. Les balais. Elle a connu ou rencontré beaucoup de gens:
le chanteur de doors, indiana jones, jean vilar... J'ai bien aimé mais bon on
va pas y revenir souvent. Elle fait de très belles photos, son premier
métier.
Note: 3/5
Classement: -
samedi 7 décembre 2013
Victor - GILOU, THOMAS - 2009
Sujet: Une famille qui désire une piscine accepte d'adopter un vieux et la prime offerte avec par un magazine people.
Avis: La pire merde que j'ai vue depuis des années. J'avais été atiré par Pierre Richard qu'on aime forcément en me disant s'il y est allé c'est que c'est bien. Mon pauvre Pierre Richard! C'est comme "Jet set", le même réalisateur sans doute. Les mêmes acteurs de merde: Lambert Wilson dont la présence dans une comédie est définitivement un signe de médiocrité sale. Quand on pense au travail fourni pour arriver à ce produit calibrée pour des débiles. Ce film est une offense aux spectateurs, c'est une insulte: regardez les abrutis! Tout n'est que convention et flagorneries pour une cible commerciale. Saloperie!
Note: 1/5
Classement: -
samedi 30 novembre 2013
Stardust Memories - ALLEN, WOODY - 1980
Avis: une comédie légère, superficielle, qui ne pousse jamais son sujet au bout, qui virevolte sans avancer. C'est agréable à regarder, la photo en noir est blanc est magnifique, les plans imaginatifs, les répliques plaisantes. Mais sans progression, c'est la répétition qui s'installe ainsi que la frustration liée à l'absence de prise de risque et d'originalité.
Note: 3/5
Classement: TSPDT (2013): 904
vendredi 29 novembre 2013
Charade - DONEN, STANLEY - 1963
Sujet: A peine son mari assassiné dans un train, une jeune femme voit plusieurs hommes à ses trousses, à la recherche d'un trésor de guerre.
Avis: Le film est très maîtrisé et prenant mais comme on y retrouve le Cary Grant de la mort aux trousses ( dans un complet bleu au lieu de gris) et qu'il s'agit d'une histoire d'espions, on en vient vite à la comparaison avec Hitchcock. Et là on est un bon cran en dessous. L'image est moins belle et surtout beaucoup de scènes se passent dans un même hôtel miteux de Paris. On a le sentiment de ne pas avancer. Grant et Hepburn sont magnifiques, leur relation marche. Il y a beaucoup de rebondissement et d'humour. Les personnages secondaires sont peu réussis, peu travaillés, peu profonds, juste là pour servir l'histoire. Et pourtant on y trouve James Coburn. Les méchants ne sont pas assez inquiétants, ils font méchants de comédie. Du coup le suspens est faible.
Note: 3/5
Classement: -
samedi 23 novembre 2013
Party Girl (Traquenard) - RAY, NICHOLAS - 1958
Avis: un scénario bien fichu, des acteurs charismatiques, mais une réalisation sans imagination. Pourtant la photographie, les costumes et les décors sont magnifiques. Mais les plans, même s'ils sont efficaces, ne subliment jamais les personnages ou les situations. À se demander si le réalisateur aime ce qu'il fait. Un premier de la classe auquel on a envie de dire: "mais lâche-toi un peu, merde!".
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 978
Séraphine - PROVOST, MARTIN - 2008
Sujet: Une femme de ménage un peu simple peint. Un critique passe par hasard et
découvre son talent.
Avis: De très belles images qui m’emmerdent. Une bande son agaçante :
quand on est dans la campagne, on entend les insectes, la rivière, la mouche
qui pète… En plus c’est lent et long. J’aime beaucoup Yollande moreau mais là
je ne peux pas. Arrêté au bout de 1 h.
Note: 2/5
Classement: -
Vals Im Bashir (Valse avec Bachir) - FOLMAN, ARI - 2008
Sujet: Le massacre de Sabra et Chatila. Un cinéaste israélien qui fut soldat à Beyrouth se rend compte qu’il n’a aucun souvenir du massacre. Il part à la recherche de ses souvenirs.
Avis: On est de
suite pris par ce film qui mélange rêves réalité: par les images (qui font
penser à celles de la BD Photographe), le statut de documentaire ou de fiction,
le personnage du cinéaste, la construction, les personnages, les
dialogues… La fin est percutante. Une grande réussite.
Note: 5/5
Classement: -
Hibernatus - MOLINARO, EDOUARD - 1969
Sujet: Un homme est resté 60 ans
dans la glace du pôle. Il revient et sa petite fille est mariée à Louis de
Funès.
Avis: : Le sujet est pas mal, son exploitation très
stupide mais on s’en fout puis qu’on est là pour De Funès et Claude Gensac,
plus Paul Prébois. Et là on est pas déçus. J’ai longtemps pensé que les films
étaient fait par des réalisateurs mais les acteurs tout de même. Quand la
distribution est bonne… Ici cependant tous les jeunes acteurs sont quelconques.
Note: 3/5
Classement: -
Samma no aji (le goût du sake) - OZU, YAZUJIRO - 1963
Sujet: Un veuf se rend compte que sa fille a le droit de faire sa vie et va aider à lui trouver un mari.
Avis: Beaucoup de calme, de silence, de sérénité, un japon spirituel tel qu'on le devine dans la peinture. On a très envie d'aller boire un verre avec ces amis simples et si charmants.
Note: 5/5
Classement: TSPDT (2013): 309
dimanche 17 novembre 2013
Toni - RENOIR, JEAN - 1935
Avis: après un prologue social et un début marseillais, le film prend peu à peu de la profondeur. Malgré les problèmes techniques sonores et visuels, l'interprétation caricaturale, Renoir parvient à dresser des portraits touchants (même visuellement) et révéler la nature humaine.
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 935
Notorious (les enchaînés) - HITCHCOCK, ALFRED - 1946
Sujet: La fille d'un nazi aide les services secrets américains à pénétrer un groupe d'allemands qui agit à Rio.
Avis: Les personnages sont très réussis, les méchants aussi. Le scénario repose sur peu de choses: il y a les clés, les bouteilles de vin et le café. Plus la jalousie entre deux amants qui n'arrivent pas à se dire leurs sentiments.
Note: 4/5
Classement: TSPDT (2013): 132
The Dead (gens de Dublin) - HUSTON, JOHN - 1987
Avis (E): aussi ennuyeux qu'un repas de famille. D'ailleurs c'est un repas de famille. Et c'est tout. Alors monsieur et madame tout le monde racontent leurs petites anecdotes, font leurs petits commentaires et règlent leurs petits comptes. La petite bourgeoisie qui se regarde dans un miroir. Faire un film c'est raconter une histoire, pas décrire une situation. Sinon, ce n'est pas de l'art, ce n'est pas un film, c'est l'appartement de mes voisins vu d'une webcam. Poubelle. Arrêté au bout de 45 minutes.
Note (E): 1/5
Avis (R): C'est pas pour péter trop haut mais après avoir relu la nouvelle de Joyce dont le film est l'adaptation (the death), j'ai revu le film. Les deux oeuvres s'enrichissent et augmentent mon plaisir. En lisant je revoyais les personnages du film. En voyant le film je me suis rendu compte qu'il est très proche de la nouvelle bien que la fête soit plus calme, moins bruyante (si si). L'interprétation est exceptionnelle. La réalisation est parfaite. C'est un grand moment de cinéma: plaisir et intelligence. (La préface du livre est de Valérie Larbaud et parle longuement et clairement du Ulysse). Bon allez, que les réticents à l'art de Huston n'en restent pas à Moby Dick mais fassent cet effort.
Note (E): 1/5
Avis (R): C'est pas pour péter trop haut mais après avoir relu la nouvelle de Joyce dont le film est l'adaptation (the death), j'ai revu le film. Les deux oeuvres s'enrichissent et augmentent mon plaisir. En lisant je revoyais les personnages du film. En voyant le film je me suis rendu compte qu'il est très proche de la nouvelle bien que la fête soit plus calme, moins bruyante (si si). L'interprétation est exceptionnelle. La réalisation est parfaite. C'est un grand moment de cinéma: plaisir et intelligence. (La préface du livre est de Valérie Larbaud et parle longuement et clairement du Ulysse). Bon allez, que les réticents à l'art de Huston n'en restent pas à Moby Dick mais fassent cet effort.
Note (R): 5/5
Classement: TSPDT (2013): 505
Esther Kahn - DESPLECHIN, ARNAUD - 2000
Avis: On est loin de Paul Dédalus. Le cinéma et le sujet sont austères. Quasiment pas de musique, des plans sobres, une actrice très fermée, pas du tout d'humour... Le film, comme la vie de Esther, évoluent avec les rencontres masculines: une conversation avec son père Szabo (pendant laquelle est cité la nausée de Sartre comme quand cet acteur jouait pour Godard); son professeur Ian Holm formidable et seul acteur un peu US ( c'était l'androïde dans Alien), puis surprise, on retrouve Fabrice Desplechin, l'amant tordu qui lui fait découvrir la vie. Du coup elle se tape sur la tronche et mange du verre avant de rentrer en scène. Elle en joue encore mieux. Comme quoi... Je suis resté pris par l'histoire mais avec tant de rudesse, on ne se languit pas le prochain visionnage.
Note: 3/5
Classement: -
lundi 11 novembre 2013
Pineapple Express (Délire Express) - GREEN, DAVID GORDON - 2008
Avis: censé être une comédie. Mais presque rien de drôle, ni les répliques, ni les situations, ni les caractères ne provoquent le rire. Probablement par manque d'imagination: on ne verse pas dans la vulgarité, mais dans la banalité. Arrêté au bout de 40 minutes.
Note: 1/5
Classement: -
dimanche 10 novembre 2013
Notre Dame de Paris - DELANNOY, JEAN - 1956
Sujet: au Moyen Age, un poête, un chevalier, un abbé et son assistant diforme sont amoureux d'une gitane.
Avis: illustration académique du roman toute en restitution et en reconstitution: un documentaire sur le Moyen Age (dans l'esprit plus que dans le carton pâte). Les dialogues de Prévert insufflent une âme à ce qui sinon n'aurait été qu'un livre d'images ennuyeux.
Note: 4/5
Classement: -
The other guys (very bad cops) - MCKAY, ADAM - 2010
Avis: des gags variés qui s'enchaînent, une histoire simple et suffisante pour mettre en valeur le duo absurde, une réalisation de film d'action, une comédie intense. Qui faiblit sur la fin, mais c'est trop tard, on est trop attaché aux personnages pour ne pas se contenter de les voir avancer.
Note: 5/5
Classement: -
vendredi 8 novembre 2013
Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) - DESPLECHIN, ARNAUD - 1996
Avis: Premier d'une série de films fait autour du même personnage: Paul Dedalus, Mathieu Amalric. J'avais donc déjà vu les suites avant le premier. Vous voyez? Alors celui-ci, quoique très bien, est moins réussi que les autres pour plusieurs raisons:
- les acteurs sont moins sympas: Marianne Denicoure est très antipathique alors que le héros en est fou. Amalric est craquant mais plus retenu. Bob est sans intérêt. Même si tout ceci correspond parfaitement au scénario, on n'a pas que des personnages qu'on a envie de connaître comme pour les autres. Sylvie Cotillar, malgré ses très beaux seins, montre sa tête désagréable.
- On n'a pas les deux extrêmes: comédie et drame à la fois. On est entre les deux, on navigue. On ne pleure pas, on rit peu.
- L'utilisation de la musique, le rap par exemple, est plus retenue.
- Il n'y a pas de haine profonde et de conflits de famille.
- Il y a des nichons partout.
- Le film dure 3h.
On a cependant:
- un acteur qui fait rire, le formidable Fabrice Deplechin (qui me fait penser à Katerine), celui qui veut devenir prêtre.
- une actrice qui fait pleurer: Emmanuelle Devos, impressionnante.
Et puis c'est bon de suivre des personnages à travers les films.
- les acteurs sont moins sympas: Marianne Denicoure est très antipathique alors que le héros en est fou. Amalric est craquant mais plus retenu. Bob est sans intérêt. Même si tout ceci correspond parfaitement au scénario, on n'a pas que des personnages qu'on a envie de connaître comme pour les autres. Sylvie Cotillar, malgré ses très beaux seins, montre sa tête désagréable.
- On n'a pas les deux extrêmes: comédie et drame à la fois. On est entre les deux, on navigue. On ne pleure pas, on rit peu.
- L'utilisation de la musique, le rap par exemple, est plus retenue.
- Il n'y a pas de haine profonde et de conflits de famille.
- Il y a des nichons partout.
- Le film dure 3h.
On a cependant:
- un acteur qui fait rire, le formidable Fabrice Deplechin (qui me fait penser à Katerine), celui qui veut devenir prêtre.
- une actrice qui fait pleurer: Emmanuelle Devos, impressionnante.
Et puis c'est bon de suivre des personnages à travers les films.
Note: 4/5
Classement: -
dimanche 3 novembre 2013
Step Brothers (Frangins malgré eux) - MCKAY, ADAM - 2008
Sujet: deux quarantenaires vivant toujours chez leur père et leur mère se retrouvent à vivre ensemble quand leurs parents se marient.
Avis: délires infantiles qui vont jusqu'au bout d'une imagination délirante. Le film est un enchaînement de gags réussis, ce qui ne fait qu'accentuer les quelques moments plats pendant lesquels on attend impatiemment que la machine redémarre.
Note: 4/5
Classement: -
Talladega nights the ballad of ricky bobby (Ricky Bobby roi du circuit) - MCKAY, ADAM - 2006
Avis: des gags régulièrement drôles mais une histoire sans surprise et surtout qui penche lourdement du côté sentimental.
Note: 3/5
Classement: -
samedi 2 novembre 2013
20 000 lieues sous les mers - FLEISCHER, RICHARD - 1954
Avis: Du cinéma de divertissement du dimanche soir de mon enfance, mais qui marche pleinement. On est pris par l'histoire, la mise en scène, les effets spéciaux... Spectacle.
Note: 4/5
Classement: -
Un conte de Noël - DESPLECHIN, ARNAUD - 2008
Sujet: Ouhlala, c'est une histoire de famille bien compliquée mais surtout une soeur qui hait son frère.
Avis: ça continue puisqu'on retrouve les acteurs de Rois et Reine, mais dans d'autres fonctions, pour certains. Le principe est à peu près le même: famille, amour, haine, folie, maladie terminale. Le régal est le même aussi. Tous les membres de cette famille dingue sont attachants.
Note: 5/5
Classement: -
Rois et reine - DESPLECHIN, ARNAUD - 2004
Avis: On pleure avec Emmanuelle Devos, on rit avec Mathieu Amalric, on passe avec délectation de l'un à l'autre. A la fin je me suis senti plus beau et plus rigolo. Malheureusement ça n'a pas duré. C'est plein de choses: littérature, poésie, peinture, rap, mythologie... On voudrait que ça continue ou alors recommencer: le signe du 5.
Note: 5/5
Classement: -
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