Sujet: biographie idéalisée de Custer, héros de la guerre de Sécession et de la bataille de Little Big Horn.
Avis: beaucoup de rythme et d'humour, le divertissement est réussi, ou "comment il était possible au bon vieux temps de faire des films de plus de deux heures sans qu'on s'ennuie une minute". Errol Flynn est parfait en égoïste culoté. Le scénario permet en outre de mieux comprendre l'histoire des États Unis puisqu'on assiste à la guerre de Sécession et la bataille de Little Big Horn. Mais c'est aussi au point de vue historique qu'on peut adresser au film une critique: le patriotisme n'est pas que sous-jacent, il est difficile de ne pas se demander jusqu'à quel point l'histoire a été détournée pour valoriser l'idéal américain (honneur, initiative, courage, franchise, Custer incarne tout à la fois, sa femme est folle de bonheur de tout sacrifier pour lui).
Note: 4/5 (TSPDT: 958, logique)

3 commentaires:
Contre e patriotisme affiché de cette histoire, on peut voir: touche pas à la femme blanche de Ferreri, dégenté mais interressant et intelligent.
Hum... après avoir vu La grande bouffe, je me méfie de Ferreri. Je crois que je préfère encore le patriotisme à la vulgarité. Mais peut-être n'était-ce que son seul film dans le genre.
C'est en effet un grand film très réussi: action, amour, humour, espace... Flynn prête sa personnalité à Custer qui devient sympathique. Le film est très bavard: il ne s'agit que de scènes de dialogues et les scènes d'action sont montées en fondus enchaînés, façon je vous résume le truc. Il y a la scène des adieux entre Custer et sa femme, poignante et étonnante dans sa conclusion dans ce film de facture classique: le gros plan sur elle puis travelling arrière. On se croirait dans un film de Welles. Le film est long: arrivé à 1h20, il a gagné sur l'armée sudiste, s'est marié, on croit que c'est fini. Non, commence la seconde partie avec les indiens. Indiens qui au passage sont montrés sous un angle très respectueux: "les seuls vrais américains d'origine". Sinon, je crois que Flynn retiendra de ce film le nombre de chevaux et d'hommes blessés lors des cascades. Reste un sentiment mitigé sans doute du au fait que le film se présente comme historique mais on ne croit pas beaucoup à ce Custer là.
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