lundi 23 septembre 2013

A Distant Trumpet (La charge de la 8ème brigade) – WALSH, RAOUL - 1964

Sujet: Un jeune gradé arrive dans un fort qui est un vrai foutoir mais lui attention…

Avis: Primo : le scénario est morcelé. C’est une succession de petites scènes : on part chercher les chevaux volés par les indiens, il entraine ces hommes, en fait des soldats, ou l’inverse, on part chercher les indiens qui ont massacré une troupe, il casse la gueule du méchant sergent qui veut casser la gueule du gentil éclaireur apache, il baise la femme du chef qui est parti se faire massacrer par les apaches, il punit un déserteur… Bref, après une heure, et malgré des plans en extérieur avec des chevaux dans des paysages magnifiques (les plans et les paysages) on n’en peut plus. Surtout que deusio, l’interprétation est très quelconque.

Il y a toutefois de vrais sujets originaux dans ce film : la moralité sentimentale d’un homme à côté de sa droiture militaire, l’amour devant l’ambition. Mais on ne veut pas réfléchir, on voudrait se régaler.
Comment ne pas parler de Ford ? Tout en regardant ce film, on se dit que Ford sait raconter une histoire, nous tenir en haleine, en faisant des personnages simples mais qui ont une réelle épaisseur. C'est gênant.
Par contre, j’ai une théorie à tous les coups fausse : Ford après avoir vu ce film se dit que les plans de chevauchées dans les paysages grandioses, c’est lui qui les a quasiment créés, mais que l’équipe de Walsh les rends plus beaux que les siens. Il fera alors aussi bien dans ses derniers films : The Searchers par exemple ou dans les Cavaliers.

Note: 2/5

Classement: -

1 commentaire:

Caruso a dit…

Ah non tout faux: la prisonnière du désert: 1956, dix avant moi-même. Cette merde: 1964. On est loin du compte. Bref, je voulais dire encore un truc: ici, dans les plans à l'extérieur, aussi beaux soient-ils, on ne voit que la caméra. Vous savez, ces engins énormes qui sont sur les photos en noir et blanc. La caméra au sol, en haut du bras d'une grue, sur un rail, dans une voiture. La technique est omniprésente. On se sent avec l'équipe technique, devant les acteurs et les chevaux. Plus le jeu faible des acteurs. C'est vraiment gênant. Après tout ce que j'ai dit sur ce film, tu dois au moins le voir!